Baggio fait gagner la Seleção la plus moche de l'histoire.Roberto Baggio est la la lose, Roberto Baggio est la gauche, le progressisme, toute l'Humanité incarnée dans un péno manqué contre le Brésil en finale du Mondial US 1994.
Roberto Baggio aurait pu s'infiltrer dans le triptique Pelé-Maradona-Cruyff et devenir l'un meilleurs joueurs de l'histoire du foot. Il n'en fut rien. "Bobby" Baggio a préféré foutre en l'air magistralement l'ultime penalty qui aurait pu donner la victoire à la Squaddra Azzura contre l'équipe du Brésil la plus moche de l'histoire. Baggio est fort, trop fort pour accepter de brandir le trophée le plus convoité, il a préféré déchirer d'un coup la toile de maître qu'il venait de peindre.
Baggio c'est aussi l'histoire d'un génie largué dans l'ultra défensif football des années 90, titulaire à l'attaque d'une Squaddra Azzura qui aligne à ses côtés les fameux "bidoni" : Toto Schillaci, Aldo Serena ou Rizzitelli pour ne citer qu'eux.
Roberto Baggio, un nom qui sonne très "cinecitta" années 50, "Bobby" Baggio, un surnom qui sonne très film de gangsters italiens à Chicago durant la grande dépression.
Il est connu que les Italiens jouent seulement la gagne en football. Gagner gagner gagner, le style importe peu. Baggio envoit valdinguer le tout, il s'en branle de la gagne Roberto. Roberto Baggio joue, joue, joue, peu importe le score. Baggio explose à la Fiorentina, impose son style à la Juve, danse contre la Tchécoslovaquie en 1990, massacre son chef d'oeuvre au Mondial 94, se plante au Milan AC de "Super Berlu' ", tape le cuir avec Ronaldo à l'Inter et finit comme showman à Brescia. Baggio marque son premier but sur penalty, son dernier but sur penalty mais loupera le penalty le plus important de sa carrière : un bras d'honneur adressé aux dieux du football qui lui tendaient la main. Baggio ne mange pas de ce pain là.
Aujourd'hui Roberto Baggio viten Argentine, en Patagonie, il médite et emmerde toujours ce fameux "Panthéon du football".
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